Chez Déliham
Transfert de production = abolition de postes
Trois-Rivières, le 9 décembre 2003 – Le syndicat des Travailleurs et Travailleuses Unis de l’Alimentation et du Commerce, Section locale 503 (TUAC 503) dénonce l’attitude des dirigeants de Aliments Déliham Inc. suite à leur décision de transférer une partie de leur production dans une autre usine. Cette décision a pour résultat l’abolition de 80 postes de travail à leur usine de Cap-de-la-Madeleine.
Le 16 septembre dernier, suite aux recommandations de plusieurs intervenants, dont le service de la Conciliation du ministère du Travail et leur exécutif syndical, les 120 salariés de l’usine Déliham située à Cap-de-la-Madeleine, en grève depuis les 5 derniers mois, ont accepté dans une proportion de 71% une entente de principe intervenue avec leur syndicat, les TUAC 503. Après 5 mois de grève et des années où le climat de confiance avec leur employeur était nul, les salariés de Déliham ont décidé de tirer un trait sur le passé et de regarder l’avenir avec optimiste et confiance.
Qu’est-il arrivé depuis le 16 septembre 2003? La situation ne cesse de se détériorer à l’usine : abolition de l’horaire 6-3, refus de l’employeur de payer les primes aux salariés des équipes de soir et de nuit et le non-respect par l’employeur de la procédure de mise à pied. Et la situation est devenue intolérable lorsque l’employeur a décidé de transférer une partie de sa production dans une autre de ses usines pour justifier l’abolition de 80 postes de travail. Les représentants de l’employeur ont bien fait comprendre aux dirigeants syndicaux qu’ils devront conjuguer avec cette réalité surtout avec les modifications que le gouvernement Charest veut apporter au Code du travail et plus précisément à l’article 45. Les salariés de Déliham devront donc vivre les effets néfastes et dévastateurs des politiques conservatrices du gouvernement Charest avant même qu’elle ne soient devenues officielles…
Ce même gouvernement a le culot et l’indécence de lancer par la voix de son premier ministre un appel au calme aux citoyens et citoyennes du Québec. Les salariés de Déliham sont en train de perdre leur job, trois semaines avant Noël et ils se doivent de rester calmes ?... Comment peut-on rester calmes, quand nos assiettes et celles de nos enfants sont vides?
Il serait urgent que nos dirigeants politiques se rendent compte que leurs politiques ont des effets néfastes pour les travailleurs et les travailleuses de Déliham, bien qu’elles ne soient pas encore officielles. Quant aux dirigeants de Déliham, les Brochu, Labrie et Royal, les TUAC 503 les invitent à respecter la convention collective qu’ils ont signée le 16 septembre dernier afin de ne pas causer de tort irréparable à 80 familles de la région de Trois-Rivières.
Fort de ses 9,000 membres, le syndicat des TUAC 503 est le plus important syndicat de l’alimentation dans l’Est du Québec.
– 30 –
Source: TUAC 503