Ouverture de salons de jeu de
poker dans les trois casinos du Québec
Les croupiers déposent une requête en injonction
MONTREAL, le 15 janvier /CNW Telbec/ - Les avocats représentant les trois syndicats des croupiers, tous affiliés à la FTQ, ont déposé une requête à la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec pour empêcher l'ouverture des salons de jeu de poker dans les trois casinos du Québec. La requête pour la délivrance d'une ordonnance de sauvegarde qui a été soumise à la Régie lundi après-midi, s'apparente à une procédure d'injonction.
Dans leur requête, les syndicats des croupiers demandent l'intervention immédiate de la Régie et signalent qu'ils « sont en droit de demander à la Régie d'interdire immédiatement l'implantation des appareils de type TexasHold'Em dans les casinos d'état par mesure de sauvegarde, le tout comme prévu à l'article 34 de la Loi sur la Régie des alcools des courses et des jeux L.R.Q., ch. R-6.1.».
Rappelons que l'ouverture des salons de poker dans les casinos de Montréal, Lac-Leamy (Gatineau) et Charlevoix, a été annoncée pour le vendredi 18 janvier. Les trois syndicats des croupiers considèrent illégale l'utilisation d'appareils de poker électroniques.
La plainte des croupiers
Le 7 décembre dernier, les trois syndicats FTQ représentant les quelque1450 croupiers des trois casinos ont déposé une plainte sur la légalité des appareils que la Société des casinos veut implanter sur le territoire québécois. Malgré une seconde intervention auprès de la Régie le 3 janvier dernier, celle-ci ne s'est toujours pas prononcée.
La plainte déposée vise l'utilisation des « appareils de type TexasHold'Em fabriqués par la compagnie Poker Tek », qui seront installés dans les nouveaux salons de poker. Pour les trois syndicats représentant les croupiers, l'introduction de ces appareils est « totalement illégale et va à l'encontre, non seulement du Règlement sur les jeux de casino (c.S-13.1, r.1.01), mais également à l'encontre du projet d'amendement de ce règlement qui fut publié dans la Gazette officielle du Québec ».
Du côté des croupiers, on estime que, pour qu'un salon de poker soit conforme à la loi, entre autres, les cartes doivent être distribuées par une personne. Au Québec, l'utilisation de machines à sous est encadrée légalement. Dans ce cas, le résultat d'un jeu sur une machine à sous doit reposer sur le hasard, même lorsque le joueur peut faire des choix, ce qui n'est pas le cas avec les machines électroniques de poker.
Rappelons que les syndicats des croupiers SCFP et TUAC affiliés à la FTQ,représentent quelque 1450 croupiers et que 550 autres employés des casinos de Montréal, du Lac-Leamy et de Charlevoix sont aussi membres de la FTQ.
Renseignements : Steeve Bégin, négociateur des TUAC 503, 1 800 463-4572
Source : FTQ