Vérifier la base salariale CSST
Comment éviter d’ajouter aux souffrances!
Vous êtes victime d’une lésion professionnelle qui nécessite une absence complète du travail. Il est important de savoir que la journée où vous devez quitter est payée à 100 % par l’employeur, et les 14 jours suivants à 90 % de votre salaire net, encore une fois par l’employeur.
Naturellement, durant ces 2 semaines, vous aurez rempli le formulaire « Réclamation du travailleur », que vous pouvez obtenir sur Internet ou aux bureaux de la CSST, ce qui vous assurera un suivi plus rapide par la CSST après ces 14 jours.
En effet, au bout de ce délai, c’est la CSST qui prend le relais par des indemnités de remplacement de revenu (IRR). Assurez-vous donc de bien déclarer votre revenu à la CSST, car c’est sur cette base qu’elle s’appuiera pour déterminer le montant des indemnités que vous recevrez.
Il est important de savoir que l’article 67 de la Loi sur les accidents de travail et maladies professionnelles vous permet d’inclure les bonis, les primes, les pourboires, les commissions, les heures supplémentaires, etc.
Par exemple : J’ai un revenu annuel de 20 000 $ brut. Par contre, dans la dernière année, j’ai systématiquement accepté de faire des heures supplémentaires chaque semaine, ce qui a augmenté mon salaire brut de 2000 $. En plus, 1 semaine sur 2 j’ai bénéficié d’une prime de nuit à cause de mon horaire variable, ce qui m’a donné 1040 $ brut de plus. Enfin, mon employeur a remis à tous les salariés un bonus de performance de 1000 $ en décembre. Si je fais le total, mon revenu annuel brut assurable par la CSST est donc de 24 040 $. Notez que le nombre de personnes à charge et votre état civil sont d’autres données qui influeront sur le montant de vos indemnités.
Il est primordial que le revenu que vous déclarez soit le plus près de la réalité possible, afin de vous assurer de subir le moins de perte monétaire possible!
Nous vous conseillons fortement de vérifier auprès de votre agent de CSST la base salariale qu’ils ont utilisée, et ce, dès le début de votre incapacité. En cas de doute, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller syndical, ou le service de santé et sécurité au travail des TUAC 503.